Communiqué de presse
9 décembre 2009
Copenhague 2009
Confrontés à la gravité sans précédent des dangers et à l'inactivité suicidaire de nos dirigeants économiques et politiques - en particulier à leur refus de prendre les mesures nécessaires pour surmonter la crise climatique - se taire serait pour les scientifiques un acte de complicité dans un crime majeur contre l'Humanité et le monde vivant dans son ensemble.
Pour cette raison
« La communauté scientifique appelle les détenteurs du pouvoir politique ou économique à ne pas se contenter d'invoquer le « réalisme économique », « l'inévitabilité » ou le cours de l'histoire pour excuser et tolérer les mauvaises conséquences du développement technologique. La dignité humaine et l'équilibre de la biosphère sont trop importants pour être éludés de cette manière. »
(Appel Mondial des Scientifiques aux Décideurs, Johannesbourg 2002)
Dans cet esprit, l'Institut Mondial des Sciences (IMS) soutient sans réserve le remarquable « Diagnostic pour Copenhague » qui devrait contribuer, par sa pertinence scientifique, à une prise de conscience générale de la gravité de la situation et de l'obligation d'agir en conséquence.
Le risque majeur évoqué dans ce rapport est « d'enfreindre des seuils critiques » d'irréversibilité ou « points de basculement » menant à une déstabilisation du système climatique.
L'IMS exhorte les décideurs économiques et politiques à ménager l'équilibre fragile et complexe du système climatique en réduisant le plus rapidement possible les émissions de gaz à effet de serre aux niveaux nécessaires et en protégeant efficacement ses éléments vulnérables que sont les forêts pluviales.
Enfin, l'IMS appelle à la création d'un « steering committee » composé de l'élite intellectuelle et morale de la communauté scientifique, du monde économique et de la société civile dans le but d'établir un code de bonne conduite économique, sur la base duquel le développement économique serait systématiquement soumis à la nécessité supérieure d'assurer la préservation du monde vivant et donc le bien être et la survie même de notre espèce.


